J’ai été l’adolescent qui grâce à sa persuasion a pu séduire le projectionniste du cinéma de son quartier. Cet opérateur très consciencieux projetait les films en amont  afin de tester la qualité de son collage sur les bobines.      Je fus le cobaye du mercredi matin, seul en salle, investi de cette mission de vérification qui assista pendant des années à d’infinies avant-premières. Voilà comment est née  ma rencontre avec le cinéma. J’ai particulièrement affectionné mes premières émotions avec George MILLER, John  CARPENTER ou encore Claude BERRI.

J’ai été le jeune homme qui cerné par un carcan familial embrassa une carrière en Gendarmerie qui le mènera entre  autres jusqu’à travailler trois années au Japon. Pendant cette période, certaines perspectives de cinéma se sont offertes à  moi. Une discussion avec Olivier MARCHAL au festival du film français à Tokyo me donna l’inspiration de penser à réaliser à mon tour.

J’ai été l’homme qui muté dans un service de renseignement et éloigné du cadre opérationnel s’est senti libéré. Cette pseudo liberté professionnelle me poussa à en prendre une autre : celle de me dire qu’il y a quelque chose en moi qui m’invite à assumer enfin une démarche artistique. J’ai fondé et dirigé alors l’association angevine Court&49 Production en 2014 jusqu’en 2021.

Ce support m’a permis de développer mon premier court métrage intitulé Madeleine, petite autoproduction au thème noir de la vengeance d’une femme qui retrouve face à celui qui avait abusé d’elle, enfant. Il m’a fallu approfondir mon apprentissage  en développant un second film court, par choix j’ai axé mon écriture sur ce qui me permettrait de travailler.

J’ai alors provoqué une rencontre avec un personnage complexe qui nécessiterait une forte direction d’acteur. Je me devais de comprendre les rouages de ce mécanisme. La dormance mon second court métrage est devenu mon petit laboratoire d’analyses.  Ce travail est salué au travers de plus de 70 sélections en festival et de nombreux prix dont une dizaine d’interprétation pour la comédienne.

Sur dossier j’ai reçu le soutien financier d’une fondation d’entreprises qui a permis ma rencontre avec un réseau de professionnels de la région, dont je fais partie maintenant. A la lecture de mon dernier projet, une vingtaine d’entre-deux de m’ont accompagné sur le tournage de L’enclave, tourné en un seul plan séquence de 12 minutes. La même année avec un autre projet je suis l’un des lauréats de la résidence TRIO 2021 portée par la Maison du Film soutenue par le CNC, la SACEM et ma région.

J’ai aujourd’hui la certitude de mon besoin de vivre d’autres rencontres qui seront celles qui composeront mon cinéma. J’ai décidé de basculer au sein de la société LA POST en 2022 grâce à une reconversion professionnelle, je deviens chargé de développement au sein du groupe, j’écris et réalise parallèlement mes propres projets.

Retrouvez Vincent sur Viméo ici :

https://vimeo.com/vincentmalaise